LE PARADIS EST LÀ

arnaud serval le paradis est là (poster)

Empreintes du Rêve

Arnaud Serval, artiste et passeur culturel français, présente sa nouvelle série « Le Paradis est Là », fruit de trente ans d’échanges avec les peuples aborigènes d’Australie. À travers des empreintes corporelles transformées en langage universel, il construit un pont entre traditions ancestrales et création contemporaine. Cette série propose une immersion sensorielle où chaque trace invite à explorer la rencontre du terrestre et du spirituel, guidant le visiteur vers une expérience sacrée du corps ou de l’intime.

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Les œuvres se déploient comme des cartographies de l’âme, mêlant techniques ancestrales et innovations modernes. Arnaud Serval imprime ses mains et pieds enduits de pigments, et laisse ses empreintes sur la terre et la cendre. sur des supports variés : toiles monumentales et papiers artisanaux, créant ainsi un dialogue entre matières naturelles et résines contemporaines. À cette grammaire organique s’ajoutent des interventions sur des poteries : véritables archives de gestes passés, elles deviennent les réceptacles d’un nouveau dialogue. Par ses empreintes déposées sur ces formes anciennes, Arnaud Serval inscrit sa propre mémoire dans celle des autres, ravivant des objets du quotidien comme autant de témoins silencieux du lien entre générations.

Les motifs récurrents (cercles évoquant les points d’eau, lignes sinueuses des chemins ancestraux, spirales du temps cyclique) réinterprètent les codes du Temps du Rêve avec une gestuelle libérée, à la frontière de la peinture et de la performance. Le tout résonnent alors comme des points de passage entre l’éphémère et l’éternel. Trois thèmes fondamentaux émergent de ce corpus : la transmission par le corps érigé en instrument de savoir, la définition d’un territoire spirituel où le paradis se vit au présent, et une résistance poétique à l’uniformisation culturelle. La scénographie, conçue comme un parcours initiatique, guide les visiteurs de la naissance symbolique (salle blanche marquée d’empreintes rouges) à une renaissance collective (fresque participative finale). Comme le souligne l’artiste : « Mes mains sont des ponts. Chaque empreinte est une prière silencieuse semée aux quatre vents. »

Cette Nouvelle série de l’artiste ne se contente pas de montrer des œuvres – elle active une mémoire vivante, tissant des liens entre cultures et époques.

Aristide Ndah